Une Session Verticale No Limit

En principe ce récit devrait commencer du 16 mars au 01 avril mais pour moi l’aventure commence plus tôt.
Nous sommes le mardi 13 mars 2012 et mon bateau est totalement remis à neuf, je le sort de mon hangar pour me rendre au contrôle technique de la remorque, je vérifie les feu et le problème commence, le feu anti brouillard ne fonctionne pas. Je bricole et rien ne fonctionne. Je fonce chez mon marchand de bateau qui me dit que le problème ne vient pas de la remorque mais de mon véhicule, donc je fonce chez mon concessionnaire et ils me prouvent que ça ne vient pas de ma camionnette et qu’en plus les feux stop ne fonctionnent pas.
J’ai mes nerf et je retourne chez mon marchand de bateau, je lui laisse la remorque en lui expliquant que je pars en Espagne pour un voyage de 1600km et que je veux que tous soit en ordre car en plus je dois passer au contrôle technique avant le départ. Je retourne chercher la remorque et le bateau le jeudi 15 au matin et tous est parfait, il a du changer tous le faisceau électrique car tous était d’origine et avait une vingtaine d’années donc ce n’était pas un luxe.
J’arrive à la station de contrôle, j’attends une bonne heure pour que sa soit mon tour et ils vérifient mes feu et impeccable, ils vérifient les freins de la remorque et nickel, il pèse la charge sur le timon et limite mais pas de problème. Vient le moment de la pesée et la catastrophe car je suis en surcharge et j’ai une interdiction de circuler.




Donc deux solution, vider tous ce que j’ai dans le bateau et repasser ou enlever le bateau et repasser. J’ai opté pour la solution la plus rapide car l’après midi, je devais aller chercher nos vifs en France et que le temps me pressait.



Repassage au contrôle technique, ils me donnent une belle carte verte pour deux ans de circulation, je repasse au magasin de bateau, on recharge le bateau sur sa remorque, je rentre à la maison, je décroche la remorque et je file en France pour chercher les 250 vifs. 



Une journée d’enfer pour un retour à la maison vers 20h30 avec 250 belles tanches de toutes tailles.
Je charge la camionnette et puis dodo.

Vendredi 16 mars, il est 5h et Johnny arrive chez moi pour un départ vers Galician chez le frère de Fernand Himoffe ou nous avons rendez-vous avec Fernand, Breton et Yuri.
Nous passerons une super soirée avec de succulents plats que Jacques (le frère) et son épouse nous ont préparés avec les magrets de canard que Breton nous avait raporté.






Samedi 17 départs pour l’Espagne ou nous arrêterons pour faire quelques courses de ravitaillement.



Nous reprenons la route direction du sud et c’est en arrivant sur l’échangeur de Barcelone qu’un truc incroyable va nous arriver. 
Une grosse voiture berline viens se coller à hauteur de ma portière, il y a 4 personnes à bord avec des vestes en cuir noir, des oreillettes et des taky- walkie, le passager avant de cette voiture sort un portefeuille avec une étoile de police et les autres me fond signe de prendre la direction de Barcelone centre, je fais des gestes en disant que je vais tous droit et qu’il est hors question de tourner et encore moins de me ranger.
Yuri vois ce qu’il se passe et il me demande ce que c’est ce bordel. Mon franc est tombé de suite et je lui dis que si on les suit qu’on aurait plus rien car c’est une tentative de car-jacking. Les mecs de la voiture sont de plus en plus menaçants et le chauffeur viens coller mon par choc au millimètre, ceci dure quelques minutes et ils sont passé devant en me faisant une queue de poisson. Whouaaa, aujourd’hui j’en rigole mais à l’instant j’avais la rage.

Le voyage continue et on arrive au gite en pleine forme, nous préparons tous pour la guerre du lendemain car nous sommes plein d’espoir. 



Dimanche 18 mars,

7h30, les bateaux sont à l’eau 





Nous nous dirigeons sur des lieux que nous connaissons pour y avoir pêché il y a deux ans, aucun bateau sur l’eau, la température de l’eau est déjà à 14C°.
Les échos sont nombreux et ont se demande qui vas avoir l’honneur de prendre le premier de la session. Au bout de 15 minutes, c’est Breton qui ferre un super fish combatif. Puis les touches s’enchainent pour tous le monde.







Et c’est Johny qui aura le plus gros client de la journée avec ce magnifique silure de 2m+





Nous arrêterons cette journée de pêche vers 16 h avec plein de souvenir et 23 fish au compteur.

Lundi 19 mars,

Nous descendons vers les eaux saumâtres et nous passons une matinée vraiment triste car aucunes touches et très peu d’éco sur nos sondeurs.
Nous remontons vers le centre ville d’Amposta et après 10 minutes de navigation, le moteur de mon bateau ralenti et je n’ai plus que 20% de puissance avec d’énorme raté. On remonte au ralenti et nous ne pêcherons pas trop loin car le temps ce couvre et c’est vraiment galère avec les raté moteur. Les touches s’enchaines aussi, nous faisons des dérive dans peux de fond et nous prendrons pas mal de fish de toutes tailles dont un très beau fish pour Fernand.



Mardi 20 mars ,

Fernand propose de démonter mes carburateurs et de tous nettoyer pendant que Breton, Jhonny et Yuri vont aux courses et voir pour d’autre mise à l’eau.



On remet trois news bougies, un nouveau filtre essence et on décide d’aller pêcher un secteur prometteur l’après midi après le casse croute.



Je monte une canne modèle Clonk New Ages Unicat avec 600gr de puissance car j’ai un pressentiment de toucher un gros fish sur ce secteur.
Après 15 minutes de pêche, je vous laisse deviner. Je vois un gros éco et c’est la touche, le poisson est incroyablement nerveux, il est incontrôlable même après 15 min de combat, il tire le bateau ou il veut, il nous fait un combat en linéaire comme j’ai jamais eu.



Yuri prend sa caméra et filme et il me dit que c’est surement un gros silure qui est harponné par le coté. Nous sommes déjà avec 30 min de combat et cette fois on est en vertical depuis un bon moment, je peu lui mettre toute la puissance de la canne et de ma nouvelle tresse. Il dégaze et on voit le monstre passer sous le bateau, il est incroyable, il a une tête d’Alien tellement qu’il est gros lol.
Jhonny saisi la mâchoire et je lui donne un coup de main pour le hisser dans le bateau. Yuri le regarde et me dit que ce poisson est énorme comme ceux qu’il a l’habitude de voir dans le fleuve Pô en Italie.





Après cette séance photos, on fait quelques dérives sur le même secteur mais plus rien, c’est normal avec le bordel que nous a fait ce fish de fou. 
Vu que ce secteur n’est pas bien grand, nous nous sommes séparés directement à la mise à l’eau et nous décidons de redescendre et de retrouver nos amis. 
Bonne nouvelle car Breton à pris un beau silure et nous faisons directement les photos. 



Nous prendrons quelques poissons mais rien d’aussi gros que ces deux silures.

Mercredi 21 mars,

On se lève au matin et c’est le déluge, il pleut et il y a du vent, c’est vraiment le déluge.
On décide à l’unanimité de ne pas pêcher, c’est trop risqué de ce prendre un rhume alors qu’il nous reste pas mal de jours de pêche, petite balade au Décathlon de Tortosa et quelques course au Carrefour ou nous avons acheté des frites. On ce rend au mac Donald pour avoir accès au wifi et consulter la prévision météo sur nos Iphone. Ils annoncent du bon temps pour le lendemain donc, apéro nolimit, frites et sieste. 
Le soir il fait déjà meilleur et nous allons pêcher le mulet sur un quai mais sans grand succès.

Jeudi 22 mars,

Nous sommes levé de bonheur et nous démarrons dans le noir pour arriver à la mise à l’eau au levé du jour, Breton et yuri vont chercher le pain pendant que nous apprêtons les bateau et que nous les mettons à l’eau. Le moteur de mon bateau démare mais toujours les ratés et ce bruit de ferraille intriguant. On décide de ne pas allez trop loin et de toute façon, je ne fais même pas un kilomètre avant que le moteur arrête avec un bruit de casse métalique, je regarde Yuri et je lui fais le signe de croix en lui disant que le moteur est cassé, il ne croit pas et je remet un coup de contacteur et tout est bloqué. On met le moteur à l’eau et on pêche ou on est arrêté, 5 minute de pêche et je vois un big éco, j’anime avec mes vers de terre juste au dessus et bing, c’est la grosse touche je prend ma nouvelle canne Uni-Cat Vertical New Age et je met un ferrage avec la rage que vous pouvez imaginer quand on casse un moteur de 80cv mdr.



La canne de 1.70m pour 300gr de puissance est pliée en deux, c’est très lourd. La canne est parfaite, c’est mon premier vrais combat avec et elle répond aux assauts de ce poisson de malade qui tiens le fond dans 18 mètres.
Il a fallu 20 minutes pour mettre ce 2m+ dans le bateau et je lui ai mis toute ma rage pour le sortir.
Nous nous rendons sur la mise à l’eau avec le moteur électrique pour faire juste deux ou trois photos car je n’avais vraiment pas le moral. 

Un poisson très long mais moins gras que ceux qu’on prend habituellement.

Fernand et Breton nous rejoigne pour cette séance photo et nous faisons le point, deux solutions pour ce jour, on retourne ou on continue ?
Je vous laisse deviner ?
Fernand et Breton disent directement, « on est une équipe et on vous lâche pas », donc fishingnolimit dépannage pour ce jour et au soir on verra.



Jhonny et Yuri prendrons place dans le bateau avec Fernand et Breton, ils me remorqueront pendant 5 km jusque un autre endroit ou j’ai demandé de me laisser seul pendant la matinée pour faire la paix avec moi-même et que je puisse me gueuler dessus mdr.
Je pêche aux vers de terre et j’attaque tous les échos que je vois, je prends 7 poissons sur le matin, ils reviennent à ma rencontre et nous cassons la croûte ensemble.
Malgré les plaisanteries et les blagues, ils se rendent bien compte que mon moral est atteint car un moteur de 80cv c’est un budget qui ne se remplace pas sur un coup de baguette magique. Breton me propose de venir m’accompagné l’après midi pendant que les trois copains vont prospecter. Je lui dis qu’il n’y a pas de problème et que c’est avec plaisir, il me regarde pêcher plus qu’il ne pêche et nous discutons pas mal. Je reprends 7 poissons qu’il se fait un plaisir de mettre dans le bateau avec sa main de maitre lol. Le soir arrive et l’autre équipe aussi, on remonte le bateau et nous allons prendre une bière au bar de la mise à l’eau et je demande à chacun de faire une photo humoristique. Voilà mes copâinnnnns



Nous discutons et il n’y a pas 36 solutions, soit on retourne, soit on pêche à 5 sur le bateau de Fernand et on gâche leur séjour ou soit on trouve un bateau de location.
La décision est prise et on va essayer de trouver un bateau en location, Yuri téléphone à son ami Claude valette qui est un guide Français réputé sur Méquinenza, Claude resonne à Yuri et il ne sait pas avoir un bateau avant Lundi. Breton avait conservé dans sont téléphone, l’adresse d’un loueur de bateau dans la région que nous avions visité il y a deux ans. 


Vendredi 23 mars,

Chacun se lève cool et nous prenons un petit déjeuné très calme car nous avions décidé de consacrer la journée à la recherche d’un bateau. Nous prenons la route vers 9h et nous allons vers la mer visiter des loueurs, nous arrivons et nous voyons des bateaux qui ont l’air raisonnable.
Après divers coup de téléphone, Yuri qui parle aussi l’Espagnol, nous arrange un rendez-vous avec un propriétaire qui doit arriver dans les 15 min. Petite discussion avec ce type sur les thon, liches, sériol ect… et nous venons à parlé tarif. Les bateaux qui nous intéressent, sont des 5.20m avec soit 40cv ou 50cv. On explique que nous voulons le bateau sur notre remorque pour pouvoir être itinérant et il nous donne rdv dans l’après midi vers 15h pour pouvoir préparer correctement ce que nous voulons.
On rentre a la maison et barbecue, sieste et retour avec ma remorque et bateau. On décharge mon bateau comme je n’avais jamais vus, deux parpins et deux pneus.







Je suis vraiment dégouté de voir mon bateau posé à terre comme ça mais je n’ai pas le choix.
On pose le bateau de location sur ma remorque, réglage des stabilisateurs et c’est reparti pour de nouvelles aventures.


Samedi 24 mars,

Nous partons vers un secteur en amont, il y a du brouillard et c’est pas facile pour la navigation, je rappelle que nous sommes dans la partie inférieur de l’Ebro et que la navigation est très difficile car il y a très peu de fond et nous passons souvent sur des secteur très stressant avec un mètre d’eau maximum, sa passe à fond ou sa passe pas mdr, quand l’eau est calme, on peux voir la trajectoire à prendre grâce à des petites bouées de navigation qu’il faut absolument respecté si non c’est le clache avec hélice cassée pour le mieux et au pire c’est une embase moteur ;=)
Je prends une touche directement avec un beau silure et je me dis que je n’ai que de la malchance qu’avec la mécanique vus que ma chance à la pêche est toujours là lol.



Il est vite midi et nous nous faisons dépouiller nos vifs, les petits silures sont fou, je pêche avec un montage nylon sleevé 120mm Uni-Cat et chaque passage c’est des touches mais rien de gros.



Breton nous propose de remonter les bateaux et d’aller sur un autre secteur car on vas tous se faire bouffer par ces cannibales.
Une petite heure de travail et nous voici à destination.



Après ce super pique-nique, nous mettrons les bateaux à l’eau et nous ne prendrons pas beaucoup de fish valable de faire un discourt lol.

Dimanche 25 mars,

Nous redescendons sur des secteurs plus productifs, breton et Yuri vont aux pains et nous mettons les bateaux à l’eau avec plein d’espoir. Il fait chaud et le temps à changé car généralement tous les matins, le bateau était trempé avec l’humidité de la nuit, ici rien de rien, tous le matériel est sec et il fait déjà bon. Nous arrêtons la pêche vers 14h car le vent c’est levé et les dérives à contre sens sont impossible car nous n’avons pas de moteur électrique sur notre bateau. Le résultat de cette journée est très maigre, juste un petit silure qui commence à dépigmenté.

Un futur bicolore

Nous rentrons au gîte et Yuri vas nous faire les course dans le jardin.



Une petite pose détente et apéro



Et Yuri notre chef barbecue du séjour




Lundi 26 mars,

Les bateaux sont à l’eau et nous enregistrons juste une seule touche.



Nous devons nous remettre en question et constater que la pêche à changé. Les poissons ont changés de secteur.
Nous parlons d’essayer une pêche à la bouée sur des secteurs qui nous sembleraient productifs mais une pêche à la bouée à 5 pêcheurs, ça se prépare, le vent se lève vers 13h et nous décidons d’arrêter la pêche.

Nous rentrons au gîte et Yuri nous cuit un barbecue pendant que Breton nous prépare un bon souper comme il fait tous les jours vus que c’est lui le responsable cuisine lol.



Mardi 27 mars,

Pffff, le temps passe vite et le compteur de jour tourne dans l’autre sens. Tralala habituel et l’équipe pain vas faire les achats pendant que l’équipe bateau met à l’eau.
C’est Jhonny qui ouvre la journée avec un petit fish qu’on immortalise en photo.



Nous prendrons 9 poissons au total sur cette journée qui nous fait oublier un peux l’éventuel bouée.

Mercredi 28 mars,

Nous passerons une journée avec un seul beau poisson.


Je ne sais pas si vous avez remarqué la blessure de ce silure au niveau de la nageoire ? Je vous rassure, cette blessure ce n’est pas nous mais c’est le deuxième poisson que nous prenons avec ce genre d’horreur.
Cette boucherie est occasionnée par un bagage scientifique officiel de la Lettonie, inséré par LATVIAN CATFISH ANGLERS CLUB, mis qui a pour but d’étudier la population de silure de l’Ebro. Ca pour la commercialisation de la viande du silure avec les pays de l'Est. Etude échoué en raison de la présence de PCB dans la viande de ces prédateurs. Vous verrez si dessous la bague et vous comprendrez bien que malgré que je ne sois pas contre un baguage correct style TAG que je ne peux accepter ceci en temps que pêcheur nokil, je vous laisse comprendre que nous n’avons pas enlevé ces bagues vus que c’est officiel mais elles sont tombées toutes seul dans le bateau mdr. Une vrais boucherie, chapeau messieurs les scientifiques Espagnol et Letton ;=).



Nous décidons de clôturer cette journée vers 13h quand le vent du sud commence à souffler.
Nous rentrons au gîte, Yuri, Fernand et moi-même décidons d’aller prospecter en camionnette afin de trouver un chemin d’accès sur des postes que nous avons repéré en pêchant. Nous sommes surpris que tous ces postes sont inaccessibles en voiture mais le meilleur est quand nous empruntons un accès de chemin agricole avec un cône et un panneaux qui nous interdit d’aller plus loin. Pas de problème nous continuons à pied le long d’une propriété clôturée avec des chiens et des Rang rover immatriculés en Angleterre. Nous n’avons même pas eu le temps de marcher deux minute et c’est une Anglaise qui vient nous dire que nous sommes sur un territoire privé, nous ne voulons pas d’histoires et nous comprenons bien que leur buisness de guidage font qu’ils réservent les bonnes places pour leurs clients, drôle de mentalité mais c’est comme ça actuellement.
Nous trouvons un chemin d’accès juste de l’autre côté et nous nous disons qu’il n’y aura qu’a traversé notre matériel en bateau. On rentre au gîte et nous nous rendons compte que les heures ont passé et que ça vas faire fort tard de tous mettre en place pour 5 pêcheurs à la bouée. Nous décidons de préparer les cannes et matériel pour le lendemain soir et de prévoir la logistique nourriture car le lendemain c’est la grève général en Catalogne et que tous les commerce seront fermé.



Je sort mon nouveau Jumbo Bag Uni-cat, il a été conçu spécialement pour les pêcheurs de bouée, avec des poches de rangements pour petit et grand matériel, une bâche imperméable qui est rangée dans une petite poche avec fermeture éclaire et une planche à bas de ligne sur le dessus comme sur la photo.



Jeudi 29 mars,

C’est déjà notre avant dernier jour, nous partons très tôt du gite pour être sur l’eau au levé du soleil, Yuri ce lève tous les jours 30 minutes plus tôt pour nous préparer la table du petit déjeuné avec orange pressée du jardin.
Le plan de cette journée est de finir maximum à 12h juste avant le levé du vent de sud et de revenir à la maison pour dîner et repartir de suite pour monter un camp bouée pour le soir.
C’est moi qui ouvre la journée avec un bébé de 80cm. Plus rien pendant une heure, on décide de bouger de quelques km, après une heure de pêche, c’est pas terrible on rebouge de place et il est déjà 10 h. Nous arrivons sur la troisième place que nous faisons depuis quelques jours sans trop de succès sauf avec quelques bébés silure et bien je vous laisse devinez….
On voit le bateau de Fernand qui tourne en rond depuis 5 minutes, sa canne est pliée en deux et le bateau se déplace, on relève nos cannes et on approche. je fait des photos pendant que Yuri film car nous savons pertinemment bien que c’est un gros silure qu’il a au bout de sa ligne.



Le combat dure environ une bonne trentaine de minutes, Fernand ne lâche rien et soudain c’est l’explosion de joie, j’en ai encore les frissons en écrivant tellement que j’étais personnellement content pour lui car la chance on la provoque et je peux vous affirmé que c’est la preuve en images, je vous laisse rêver avec cette photo de la prise en main de Breton ou on voit l’énormité de ce poisson.



Le poisson est à bord et il n’est pas facile de rejoindre le bord de la rive pour faire de belle photo. Nous naviguons 1km en amont et nous trouvons une belle plage pour immortalisé le nouveau record de Fernand.





On boit une bière en vitesse et on retourne sur le poste mais mon expérience me dit que la journée est finie avec le bordel qu’on a fait. On se fixe encore maximum une heure de pêche et après il faudra arrêter et retourner pour préparer la pêche de la bouée.
Je vois un éco sur mon sondeur et boum, j’ai la touche, c’est un big et il se décroche au bout de quelques secondes pffff. 2 minutes plus tard c’est Yuri qui prend une touche et directement sa canne est en deux, le poisson tire comme un fou, je relève ma canne et je met le moteur essence en route car nous sommes à proximité d’une bouée de navigation et pas question de le laisser aller ou il veut.



C’est encore un big big, le poisson met Yuri à genoux plusieurs fois et il faudra encore 30 minutes avant de le voir. Nous remontons sur notre plage pour les photos.




Les heures passent vite dans des moments pareil et il faut prendre une décision très rapidement, bouée le soir ou pas ? Déjà que nous n’avons rien pris à mangé avec nous et en plus il ne reste plus de bière non plus. La décision est prise, vu que la journée est plus que réussie et bien on pêche encore temps qu’il n’y a pas trop de vent et désolé pour les ventres qui crient famines.
Nous sommes sur le secteur depuis 30 minutes et je vois un énorme éco sur le fond, je travail le poisson et refus, je dis à Jhonny et Yuri qu’il vient pour eux et qu’ils doivent s’appliquer et 10 secondes chrono, c’est Jhonny qui prend une touche violent, je remonte ma ligne et je contrôle avec le moteur essence car Jhonny dit que ce n’est pas un poisson mais c’est un sous-marin mdr.
Les silures du Delta sont de vrais combattants comme on voit très rarement dans d’autre région et il faut au moins 40 min avant de voir ce nouveau monstre de l’Ebro.





Une journée gravée en mémoire par cette photo de groupe.



Le pire, c’est que nous n’avons plus une seule bière pour fêter ce beau silure rrrr….
Le vent c’est levé et nous devons nous résoudre à arrêter la pêche et ce dire que demain est notre dernier jour et qui sait….
Nous fêtons cette journée comme il se doit avec quelques bières San Miguel et de la bonne Sambuca que notre ami Yuri nous a apporté directement de chez lui en Italie.





Vendredi 30 mars,

C’est notre dernière journée de pêche, nous avons prévus d’arrêter vers midi car nous devons rendre le bateau de location vers 15h.
Les bateaux sont à l’eau et nous nous empressons de vite nous rendre sur le secteur de la veille. Après quelques heures de dérive, on doit ce rendre à l’évidence qu’il est impossible de pêcher correctement car le vent nous fait dériver 5 fois plus vite que la vitesse du courant. On va sur d’autre secteur et franchement, je suis content de clôturer cette matinée de pêche car c’était galère. On dine en assistant à la mise à l’eau de plusieurs jet sky de compétition whouaaa c’est des engins vraiment terribles avec des accélérations de fou. Nous remontons les bateaux et Yuri et Fernand lavent les bateaux pendant que nous rangeons le reste du matériel. Nous nous rendons au chantier naval pour reprendre mon bateau, échange standard et réglage des patins stabilisateurs, je sangle le bateau à la remorque et retour à la maison ou nous devons ranger et charger les véhicules.
Petite douche et nous partons vers un petit village pour ce faire un bon restaurant que Fernand nous offre pour son nouveau record.



Une bonne entrée, une bonne entrecôte de bœuf et tous ce qui vas avec pour passer une bonne soirée.

Samedi 31 mars,

Nous prenons la route vers la Jonquera ou nous ferons quelques courses pour nos proches. On repart vers Galician ou nous passerons la soirée et la nuit. Nous garons les véhicule et en soulevant mon moteur pour ne pas l’acrocher lors d’une manœuvre, j’enttend un drôle de bruit, je soulève le capot moteur et consternation.



Je vois directement que le cache de la boite électrique est enlevé et de suite, je me rends compte qu’on ma volé une bovine d’allumage ( celle du milieu), le plus comique, c’est que le voleur à pris son temps de remettre les boulons dans les emplacements du support donc c’est bien un geste professionnel et pas celui d’un simple voleur. Vous comprendrez pourquoi je n’ai pas fait de publicité pour ce loueur de bateau et que je n’en ferai pas, j’ai écrit un courrier directement et celui-ci est resté sans réponse évidement.

Breton nous quittera pour aller dormir chez son copain qui lui a réparé sa voiture et ils n’iront pas coucher trop tard car ce copain doit participer à une course de BMX mdr. Nous passerons une agréable soirée chez Jean Claude et son épouse qui nous ont préparé des plats succulents.

Dimanche 01 avril,

Nous prenons un super petit déjeuné et nous prenons la route vers 7h30 pour des directions opposées, Italie, Alsace et Belgique. Les 200 premiers kilomètres sont vraiment galère avec le mistral qui souffle très fort. Le route se passe sans aucun problème jusque l’entrée de la Belgique , nous sommes à peine de 50km au pays quand je tape dans un trou, je regarde dans mon rétro et je vois mon nouveau feux qui se trouve clipsé sur le par choc qui décolle pour éclaté en milles morceaux sur l’autoroute, je râle car 3800km sans problème et c’est quand je rentre au pays que sa commence.
Nous sommes à 30km de ma maison quand soudain je tape une ornière et un bruit inimaginable ce produit, je jette un coup d’œil dans le rétro et je vois le bateau qui part à droite et puis il repart à gauche, c’est la grande valse, pendant quelques secondes je pense à un éclatement et puis je dis à Jhonny de bien se tenir car on vas perdre le bateau car je contrôle plus rien, je ne donne aucun coup de volant et aucun coup de frein, j’arrive à serrer la droite et à immobiliser le convois.




C’est le timon de la remorque qui est cassé, on se rend vite compte de la chance que nous avons eu car il est 18h et la circulation sur cette partie d’auto route est très danse. J’avais encore le numéro de Touring assistance et je les appels, aucun problème ils me disent on vous envois un camion.
30 minutes plus tard c’est un beau camion qui arrive mais ma remorque ne monte pas dessus car elle est trop large, il me dit qu’il a un collègue qui a un autre camion plus large et qu’on le mettra à la grue. Pendant ce temps, je fais le nécessaire car c’est affiliation directe et payement comptent 343€ que je n’ai pas sur moi lol.
Pas de problème vous irez au distributeur d’argent pendant que mon collègue amène le bateau chez le concessionnaire. La deuxième dépanneuse arrive et on charge la remorque sur le camion.



Je pars devant à la recherche d’un distributeur, vous n’allez pas me croire, je fais un essai de retrait dans le premier et pas possible, je vais à un deuxième et celui là m’indique d’aller voir mon agence bancaire car ma carte est expirée mdr, incroyable ma carte de banque qui est valable 5 ans est expirée un premier Avril. Bon retour vers le marchand de bateau avec l’argent que Jhonny a retiré avec sa carte et fin de ce long récit.

Résultat négatif de la session, une tentative de carjacking, un moteur cassé, une bobine d’allumage volée au chantier naval malgré une location de son bateau à 450€ la semaine, une remorque cassée et une serrure de portière arrière forcée.

Résultat positif de la session, une bonne ambiance, une bonne logistique d’équipe et 101 silures au compteur avec 7 de plus de 2 mètres.

Je tiens à remercier tous les acteurs de ce récit sauf celui qui nous a volé la bobine du bateau.

Je tiens aussi à vous remercier tous pour vos compliments et votre patience de lecture de nos aventures.

Prochaine aventure pour fin Mai 2012.

Amicalement, Philippe Carême.


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